Le cimetière chinois de Nolette.

Nolette

Le cimetière chinois de Nolette témoigne de "l’importation" de milliers d’ouvriers chinois pendant la première guerre mondiale. De 1917 à 1919, près de 12000 travailleurs chinois sont ainsi recrutés par l'armée britanique, ils forment alors le "Chenese labour corps". Ces travailleurs, les "coolies", étaient employés au déchargement de trains ou de navires, à la réfection de routes ou aux soins des chevaux de la cavalerie anglaise. De nombreux travailleurs succombent à la suite d'accidents ou de maladies. En 1918, alors que l'épidémie de grippe espagnole fait des ravages en Europe, les travailleurs chinois sont décimés par la maladie. Les corps des victimes reposent dans le cimetière militaire britannique de Nolette. Un registre, protégé par une niche du portique d’entrée, peut être librement consulté.

Le cimetière regroupe 838 stèles de pierre blanche ornées d'idéogrammes : c'est ici la plus grande nécropole chinoise de France.

Des lions offerts par la Chine trônent, non loin du cimetière, dans un petit parc, à l'entrée de Nolette.


Lion offert par la Chine

Le cimetière de Nolette

Lion offert par la Chine

Porche d'entrée du cimetière
A l'entrée du cimetière un texte relate les faits de guerre sur le Front Occidental :

LA GUERRE SUR LE FRONT OCCIDENTAL 1914 - 1918

Pendant la Première Guerre Mondiale le Front Occidental - un front continu s'étendant de la côte de la Manche à la Suisse sur lequel, pendant quatre ans, des millions d'hommes ont combattu et sont morts - fut un théâtre d'opérations de toute première importance. Contre l'Armée Allemande étaient déployées les armées du Commonwealth Britanique, de la France, de la Belgique et, plus tard, des Etats Unis. Pendant les deux premiers mois une guerre de manoeuvre permit de contenir et de refouler la pussée initiale allemande.


Portique de l'entrée du cimetière.

Puis s'ensuivirent trois années et demie de combats statiques de tranchée - une guerre d'usure - au cours desquelles la capacité défensive était de la plus grande importance. Aucun des adversaires ne pouvait effectuer une sortie et de grandes batailles furent livrées pour des gains territoriaux infimes. Les sept derniers mois furent de nouveau une guerre de manoeuvre se terminant en une offensive alliée qui, ayant débuté en août, parvint finalement à accomplir une percée menant à l'armistice du 11 novembre 1918.

Au début de 1914 les six divisions du Corps Expéditionnaire Britanique en France (C.E.B.) furent déployées aux côtés des armées françaises et jouèrent leur plein rôle à partir du 23 août dans les Batailles de Mons, le Cateau, la Marne et l'Aisne. Les trois semaines suivantes, pendant lesquelles le front du combat bougeait chaque jour, furent une période hautement critique au cours de laquelle le plan allemand pour mettre un terme rapide aux combats fut un échec et l'issue de la guerre remise à plus tard.

Pendant les deux premières semaines d'octobre le C.E.B. fut déplacé du secteur central du front dans les Flandres. Ce changement réduisit ses lignes de communication, qui passaient par Dunkerque, Calais et Boulogne, et qui permit de protéger les ports qui étaient d'un importance vitale à la fois pour son propre ravitaillement et renforcement et pour le contrôle de la Manche par la Marine Royale. Pendant les quatres années suivantes les forces du C.E.B. s'accrurent à cinquante divisions britaniques et douze du Commonwealth d'outre-mer - du Canada, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande, de l'Afrique du Sud, de l'Inde, et des troupes de Terre-Neuve, des Indes Occidentales Britaniques et d'autres territoires. Le C.E.B. reprit progressivement une plus grande partie du secteur nord du front allié et livra une série de batailles d'usure dont la plus grande fut la Première Bataille de la Somme en 1916.

Les offencives allemandes de la fin mars à la mi-juillet 1918 furent contenues et la contre-offencive menant à la victoire comença le 8 Août avec la Bataille d'Amiens, se poursuivit sur un front élargi avec les Deuxièmes Bataille de la Somme et d'Arras et, en septembre, s'étendit au Saillant d'Ypres. L'avance prit rapidement de l'ampleur et le jour de l'armistice la ligne du front atteignait quatre-vingt kilomètres au plus à l'est des points de départ.

Presque 750000 soldats, marins et aviateurs du Commonwealth perdirent la vie sur le Front Occidental - 200000 en Belgique et plus de 50000 en France. Leur mémoire est commémorée par des stèles marquant leur tombes dans 1000 cimetières militaires et 2000 cimetières civils, ou par un des six monuments en Belgique et vingt en France qui portent les noms de plus de 300000 d'entre-eux qui n'ont pas de tombe connue.

Pour tous renseignements

OTSI de Saint-Valery-sur-Somme
Tel : 03-22-60-93-50


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Dernière mise à jour le lundi 07 novembre 2005 06:35